mardi 10 mai 2016

Un an déjà

     Le 23 avril 2015, je lève le pouce au Tholy en début d’après-midi. Ce sera ma dernière journée en France avant un long moment. Que de chemin parcouru depuis. Pendant 2 mois ½ je parcours l’Europe. Des pays de l’ex-Yougoslavie au pays des Balkans, mon coup de cœur est pour l’Albanie, un pays à part dans l’Europe. Sa nature, ses gens et sa gastronomie dont ses fameux byreks à 40 leks ont été une des meilleures surprises de ma traversée de ce pays qui m’était inconnu avant de partir.
Ces mois en Europe auront été riches en découverte.

Parc national de Plitvice en Croatie

jeudi 10 mars 2016

Chine : le temps des réflexions : écologie, agriculture et énergie

CENTRE DES PANDAS DE CHENGDU

     Suite à ma traversée d'une petite partie du plateau tibétain, j'arrive à Chengdu, situé lui aussi dans le Sichuan. Je suis ainsi dans le cœur de la Chine, la Chine de l'Est, là où plus de 70 % de la population vit sur ces 30 % du territoire chinois.

     Je resterais peu de temps à Chengdu. Se balader dans la ville est plutôt sympa, mais l'intérêt principal de cette ville se situe dans sa périphérie. En effet, Chengdu abrite le centre de recherche du panda géant. En danger d'extinction, le nombre panda serait d'environ 1 500 en liberté et environ 300 en captivité. Le centre de recherche est le plus grand lieu accueil de pandas au monde. Il permet ainsi d'étudier les pandas aussi bien à l'état naturel qu'en captivité. Les études ont permis notamment d'améliorer leur reproduction en captivité et la prévention de maladies.



vendredi 1 janvier 2016

Le plateau tibétain en auto-stop

     Le Tibet, un lieu qui en fait rêver plus d'un. Les temples bouddhistes, ces moines et pèlerins récitant inlassablement les mantras ou encore les sommets enneigés des plus hautes montagnes du monde ont faits du Tibet un des lieux à ne pas manquer pour ce tour du monde.

     Ceux qui connaissent la région ne le savent que trop bien, il est impossible de voyager librement dans la région autonome du Tibet. Depuis 2008 et les protestations des Tibétains, la législation s'est renforcée et se rendre dans la région sans être accompagné d'un guide - très coûteux - pour passer les très nombreux checkpoints est impensable. Je me suis donc rabattu vers un plan B, découvrir la partie tibétaine de la province du Sichuan. 

     Après le Xinjiang et son peuple ouïghour, je m'en vais découvrir une autre minorité ethnique de Chine. C'est par la grande ville de Xining que je rentre plus ou moins sur le plateau tibétain. La route pour y arriver depuis Zhangye me fait passer par mon premier sommet à plus de 4000 mètres. Cependant, le plus excitant est la vue des premiers yaks, des rivières gelées le long de la route ou encore les drapeaux tibétains flottant aux sommets des cols. Tout y est, on se sent vraiment au Tibet. 

Drapeaux tibétains

dimanche 27 décembre 2015

Kazakhstan et Xinjiang

CASSE-TÊTE POUR LE VISA CHINOIS

     Comme je l'ai écrit dans le dernier article, je pensais faire mon visa chinois au Kirghizistan. Cependant, après mettre longuement renseigné sur internet et sur les forums de voyage, je me suis aperçu que la tâche n’était pas gagnée d’avance. La plupart des voyageurs ayant fait leur visa chinois à Bichkek sont passés par une agence déboursant au minimum 100 € en plus des 40 € de visa. Etant donné le prix, j’essayerais sans passer par une agence, mais sans succès. Je décide donc de passer par le Kazakhstan où apparemment à Almaty, le visa est moins contraignant à obtenir, chaque ambassade chinoise ayant ces propres règles.

     Le passage de frontières est très simple : un coup de tampon pour la sortie du Kirghizistan et un coup pour l’entrée au Kazakhstan qui me permet de rester 15 jours dans le pays. Je me dirige directement vers Almaty, à 200 km de la frontière, le mardi 27 octobre. Etant donné qu’il me manque des documents pour postuler pour le visa, je ne peux aller à l’ambassade le mercredi et dois attendre le vendredi. Il faut en plus d’une lettre d’invitation, remplir un formulaire, la confirmation d’un vol aller/retour Almaty – Urumqi, même si je compte passer par la voie terrestre et deux photos dans un format spécial, différent du format des photos de passeport. Autant de documents aussi inutiles que difficiles à se procurer.

     Le vendredi, la réponse est la même qu’à Bichkek : « vous ne pouvez pas postuler avec une lettre d’invitation qui ne vient que d’une amie. » Ce visa commence sérieusement à m’énerver, mais par chance, je rencontre un homme travaillant dans une agence me proposant de me procurer une lettre d’invitation officielle pour le lundi suivant pour moins de 10 €. J’arriverais enfin à postuler le lundi et n’aurais payé que 28 € pour le visa et la lettre d’invitation, bien loin des 140 € de Bichkek. Je récupérerais mon visa le lundi 09 novembre.

KAZAKHSTAN

vendredi 27 novembre 2015

Le Kirghizistan, ses montagnes et ses habitants

PARCOURS AU KIRGHIZISTAN

     Après avoir traversé la vallée de Ferghana en Ouzbékistan, j'arrive au Kirghizistan plus précisément à la ville d'Osh. La traversée de la frontière montre bien la différence de régimes entre ces deux pays. Côté ouzbeks, déclaration à remplir, fouilles des bagages, vérification des photos ("ne vous inquiétez pas monsieur le Douanier, vous ne trouverez pas de photo de champs de coton".) Côté kirghize, un tampon sur le passeport et un grand sourire du douanier accompagné d'un "welcome to Kyrgyzstan".

     La ville d'Osh me surprendra dès mon arrivé. Très différente des villes ouzbeks, son bazar grouille de vie. Les stands sont fait de containers, des bâches en plastique sont installées pour les jours de pluie. Chaque métier a son espace et on peut passer des marchands de légumes aux marchands de fer à cheval ou des stands de vêtements à l'espace réservé aux forgerons. Entre deux on s'écartera pour laisser passer la carriole qui transporte les pieds de bœufs et têtes de mouton. Les coiffes et les habits traditionnels rajoutent du folklore à tout cela. Je dois bien dire que le bazar d'Osh est mon préféré depuis le début du voyage.



Chapeau traditionnel du Kirghizistan

mardi 3 novembre 2015

L'Ouzbékistan

LA ROUTE DE LA SOIE

     Quand on pense à la route de la soie on voit les dômes verts des mosquées et des madrassas de Samarcande. La route de la soie est longue, plus ou moins 6 000 km selon les parcours. Cependant l’Ouzbékistan est, avec ses trois villes phares, Samarcande, Boukhara et Khiva, l’apogée de cette route. 


Madrassas à Samarcande
Minaret à Khiva

samedi 24 octobre 2015

La mer d'Aral : une des pires catastrophes écologiques du XXe siècle

PRÉSENTATION

     La mer d'Aral est un lac salé partagé entre l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. Aujourd'hui il ne reste malheureusement pas grand chose de ce lac. Sa taille n'a cessé de diminuer depuis les années 60, jusqu'à devenir quasiment entièrement asséché de nos jours, alors qu'il fut le quatrième plus grand lac au monde. 

AralSea1989 2014.jpg
A gauche, la mer d'Aral en 1989 et à droite en 2014 (source : NASA.)